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1 juil. 2009

cheb mami meskine en prison

Cheb Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, s'est rendu lundi aux autorités françaises qui avaient émis un mandat d'arrêt international après son départ en Algérie en 2007. Il a été incarcéré en l'attente de son procès.

En novembre 2005, Isabelle Simon a porté plainte contre le chanteur dont elle affirmait être la compagne depuis janvier 2004. Elle a expliqué aux enquêteurs avoir appris à l'été 2005 qu'elle était enceinte de Cheb Mami. Informé, son compagnon lui aurait demandé d'avorter et l'aurait menacée.

Devant le refus de la jeune femme de se débarrasser du bébé, Cheb Mami aurait décidé de profiter d'un déplacement professionnel de Isabelle Simon en Algérie pour la mettre entre les mains de plusieurs proches afin de la faire avorter de force. Accueillie à Alger par Hicham Lazaar, un proche de Michel Lecorre, l'agent de Cheb Mami, elle aurait été conduite dans une villa, endormie par une drogue dans son jus d'orange, puis aurait subi un curetage sauvage. En vain.

En mars 2006, Isabelle Simona donné naissance à une petite fille, en parfaite santé. Un test de paternité l'attribue avec quasi-certitude à Cheb Mami. La jeune femme a dû accoucher par césarienne suite aux violences subies. Les expertises médicales ont établi que sa version des faits est compatible avec les lésions constatées et les psychiatres l'ont jugée crédible.

La star du raï, 42 ans, est notamment mise en examen pour "complicité de violence volontaire en réunion" et "complicité d'administration de substance nuisible sur une personne particulièrement vulnérable" sur son ancienne compagne, une photographe de presse. Il a toujours affirmé ne pas avoir été présent en Algérie au moment des faits, mais l'enregistrement d'une conversation téléphonique en novembre 2005 laisse penser le contraire.

"Ma faute est d'avoir laissé faire (...) Je lui avais demandé d'avorter et elle avait refusé. Ce n'était pas une relation sérieuse et je ne voulais pas d'enfant illégitime", avait-il expliqué en 2007 au journal "Libération".

Remis en liberté en février 2007 après quatre mois de détention provisoire contre une caution de 200.000 euros, Cheb Mami s'est réfugié en Algérie, car il était "inquiet pour (s)a mère âgée". La justice française avait alors délivré un mandat d'arrêt international contre lui." Je n'ai pas fui la justice, j'ai fui l'injustice. J'ai fui la justice à deux vitesses", a-t-il déclaré à l'époque au "Quotidien d'Oran". Il déplore aussi un "acharnement quasi orchestré des médias français (...) contre un nom célèbre arabe".

Cheb Mami encourt jusqu'à dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende. AP

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